Imperial Cleaning

Le dernier album de Faudel signé RedOne!

Néanmoins, il n'est pas encore question d'agriculture.

Nouveautés du Ministère

Siège Berlin

La fondation de la mosquée Al Quaraouiyine en , qui abrite également une université homonyme , assure à Fès un rayonnement qui fera participer la cité idrisside à l' Âge d'or islamique des sciences, des arts et des lettres, aux côtés de métropoles aussi prestigieuses que Cordoue , Le Caire et Bagdad. À cette même époque, les Vikings venus de la lointaine Scandinavie et menés par Hasting et le prince suédois Björn Ironside , attirés par les ressources potentielles de l' Afrique du Nord , se signalent par leurs incursions dévastatrices sur les côtes du Maroc notamment dans les régions d' Asilah et de Nador [ 36 ].

L'historien et géographe andalou Al-Bakri désignera les envahisseurs vikings par le terme de Majus et relatera particulièrement leurs exactions contre le royaume des Banu Salih de Nekor dans le Rif [ 37 ]. En , les Idrissides perdent tout pouvoir politique au Maroc et sont massivement exilés en Al-Andalus. Installés à Malaga , ils récupèrent peu à peu leur puissance, au point d'engendrer une dynastie pendant l' époque des taïfas , les Hammudites. Ces derniers vont jusqu'à revendiquer la fonction califale à Cordoue en remplacement des Omeyyades déchus en [ 38 ].

Pendant la conquête, ces trois confédérations zénètes, les Maghraouas, les Banou Ifrens et les Meknassas , fondèrent chacune un royaume autour de leur zone d'influence mais assez rapidement, leurs points de vue divergèrent, provoquant une instabilité sur l'ensemble du territoire. Les diverses tribus maghraouas étaient tantôt alliées aux Omeyyades tantôt aux Fatimides.

Les Banou Ifrens demeurèrent réfractaires à toute alliance avec les puissances arabes. Les Fatimides profitent de ces divisions entre les trois confédérations zénètes et envoient les Zirides de l' Ifriqiya pour conquérir le Maghreb el Aksa le Maroc actuel. Le Ziride nommé Ziri ibn Menad réussit à conquérir une partie du Maroc actuel. En , son fils Bologhine ibn Ziri affirme sa souveraineté sur la majorité des villes importantes. Durant cette période, les Berghouatas confédération tribale masmouda et sanhadja seront donc attaqués par les Zirides.

Les Maghraouas demandent l'aide des Omeyades. Ces derniers acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraouas de l'ouest du Maghreb. Bologhine ibn Ziri est contraint de reculer devant l'armée omeyyade venue d' Andalousie par voie maritime et qui s'installe à Ceuta [ 40 ]. Une lutte au pouvoir sera acharnée entre les fractions zénètes. Les Banou Ifrens attaquent les Berghouata et prennent plusieurs fois Fès, place forte maghraoua.

Ces derniers rétabliront finalement l'équilibre du Maghreb el Aksa [ 40 ]. Les Zénètes seront évincés par les Almoravides du Maghreb el Aksa [ 41 ]. De tout temps, les Zénètes étaient seuls maîtres des routes et du commerce dans la région. Cette période est caractérisée par une certaine prépondérance des pratiques démocratiques tribales, comme ce fut déjà le cas deux siècles auparavant lors des révoltes kharijites [ 42 ]. Les Zénètes ont démontré par leur histoire qu'ils pouvaient négocier avec toutes les tribus au Maghreb.

Plusieurs alliances et traités ont été élaborés pendant cette période. La construction s'est développée et plusieurs villes ont connu un véritable essor construction de mosquée [ 43 ] , de kalaâ, ksours, etc. Ils restent maitres des régions qu'ils ont conquises et des villes qu'ils ont fondées et exerceront périodiquement le pouvoir à Fès [ 46 ].

Vaincus par les Almoravides dès , ils perdent tout pouvoir pendant le règne de ces derniers. Vers , les Banou Ifren chasseront les Mérinides du Maghreb central et établiront de nouveau leur pouvoir à Tlemcen [ 47 ].

Les Almoravides sont issus des tribus berbères sanhadjas des Lamtounas et des Guzzalas qui nomadisaient dans le désert saharien entre l' Adrar mauritanien et le Tafilalet.

Ces tribus guerrières se structurent au sein d'un puissant mouvement religieux, sous l'impulsion du prédicateur Abdellah ben Yassin. Leur but est d'instaurer l'islam sunnite de rite malékite dans toute l'étendue de l'Occident musulman Al-Andalus et Afrique du Nord.

Ainsi leur vient leur nom d'al-Murabitoun, c'est-à-dire les combattants du ribat, une forteresse de la guerre sainte dressée contre leurs ennemis animistes. Les Almoravides sont victorieux dans leur guerre contre les royaumes noirs du Tekrour et l' empire du Ghana.

Ils s'emparent ainsi du Ghana et de sa capitale Aoudaghost , à la tête d'une grande région productrice et exportatrice d'or, et parviennent à remonter les pistes caravanières sahariennes jusqu'au Tafilalet dans les années , où ils mettent fin à l'existence de l'émirat de Sijilmassa sous domination zénète.

Les Lemtouna, Massoufa et Goddala ou Gadala, lointains descendants des antiques Gétules , tous trois membres de la confédération Sanhaja et islamisés deux siècles et demi plus tôt, guerroient et vagabondent régulièrement en direction du sud où ils menacent l' empire du Ghana et d'autres États soudano-sahéliens animistes. Là bas, il prend conscience de la nécessité de parfaire l'islam de ses congénères des régions de l'Adrar. En halte à Kairouan , il tente pour cela d'obtenir un appui logistique de la part d'éminences religieuses locales, mais sans résultat.

La guerre éclate entre les Almoravides et les Zénètes. Les Banou Ifren et les Maghraouas perdent alors tout pouvoir après la victoire finale des Almoravides. C'est Youssef Ibn Tachfin qui fonde Marrakech en , au départ simple campement nomade destiné à devenir la capitale d'un empire.

Les Almoravides font disparaître dans les régions qu'ils contrôlent toutes les doctrines qu'ils suspectent d'hérésie. C'est ainsi qu'ils suppriment le chiisme de Taroudant [ 48 ] , dernier legs fatimide dans le Souss, et qu'ils détruisent le royaume berghouata qui prospérait dans les plaines centrales de la Tamesna correspondant aux actuelles régions de Doukkala et de Chaouia et du Tadla.

Partout les Almoravides imposent le sunnisme malékite le plus strict, tel qu'enseigné par les écoles théologiques de Médine et de Kairouan. Cette unification religieuse se double d'une unification politique.

Les Almoravides étendent ainsi leurs conquêtes jusqu'au Maghreb central, à la limite du royaume hammadide. En , Youssef Ibn Tachfin, appelé par les rois des taïfas d'Al Andalus, franchit le détroit de Gibraltar à la tête de ses forces sahariennes composées de nomades Sanhadjas et de guerriers africains du Bilad as-Sûdan, et parvient ainsi à briser l'offensive du roi de Castille Alphonse VI à Zallaqa bataille de Sagrajas.

Ils unifient ainsi Al-Andalus, qui est incorporée à leur empire à partir de Ils ne parviennent cependant à récupérer Tolède tombée aux mains des Castillans en Cette domination almoravide se manifeste par une symbiose des identités andalouse, ouest-maghrébine et saharienne, préparant la voie à l'émergence d'une civilisation hispano-mauresque à cheval sur la péninsule ibérique et le Maghreb occidental.

Les édifices subsistant à Marrakech, Tlemcen et Alger montrent ainsi une forte influence de l'école artistique cordouane adaptée aux canons esthétiques nord-africains. Dans le domaine économique, l'État almoravide se distingue par sa maîtrise des flux de l'or, dont il contrôle les zones de production et les voies d'acheminement, du Ghana jusqu'au bassin méditerranéen.

Le dinar d'or almoravide, appelé marabotin, circule sur tous les grands marchés commerciaux comme devise de référence. Après la mort de Youssef Ibn Tachfin en , son fils Ali ben Youssef lui succède, mais la dynastie est déjà contestée aussi bien en Espagne qu'en Afrique.

La famille régnante prend en effet goût aux plaisirs et aux délices d'une vie de cour raffinée héritée des califes de Cordoue et des émirs taïfas d'Al Andalus. Dans le même temps, les populations subissent la dictature rigoriste des cadis malékites et les exactions locales des chefs militaires d'origine sanhadja qui s'appuient parfois sur des milices de mercenaires chrétiens comme celle du chevalier catalan Reverter. Une telle conjoncture politique favorise un mécontentement généralisé dans l'ensemble de l'empire almoravide gravement affaibli.

Mohammad Ibn Toumert est le futur Mahdi autoprocalmé du mouvement almohade ancien empire marocain et le fils d'un amghar , chef de village de la tribu des Harga, dans le Haut Atlas.

Rapidement, il entretient une profonde aversion pour l'étroitesse du malékisme régnant en maître en sa patrie. C'est en qu'il regagne le Maghreb , via Tripoli , puis Tunis et enfin Béjaïa où ses prêches pieuses galvanisent les foules. Ses prêches rencontrent un écho considérable et il clame ouvertement son intention de liguer toutes les tribus insoumises des montagnes contre les Almoravides.

Son aura grandissante suscite de jour en jour davantage d'inquiétudes de la part des Almoravides qui lancent contre lui en une expédition militaire commandée par le gouverneur du Souss , Abou Bakr Ben Mohammed El-Lamtouni.

L'expédition est littéralement écrasée. Mais Abd El Moumen et El Béchir contrarièrent ce plan et profitant de l'effet de surprise, ils parvinrent même à assiéger ponctuellement Marrakech , capitale almoravide.

Cependant, leurs faiblesses en combat de plaine les poussèrent à se retrancher en toute hâte. El Béchir mourut suivi quelques mois plus tard, en septembre , par Ibn Toumert. Abd El Moumen succéda d'abord secrètement au fondateur de la secte et privilégia une politique d'alliance avec les tribus de l' Atlas. Pour ce faire, il joua non seulement de ses origines zénètes mais aussi de ce qui restait de cercles d'initiés qu'avait fondé son prédécesseur. Dès , une intense campagne permet aux Almohades de s'attirer les faveurs des oasis du sud.

Taza puis Tétouan sont les premières grandes cités à tomber. S'ensuit ensuite le long et éprouvant siège de Fès qui durera neuf mois durant lesquels Abd El Moumen se charge personnellement de prendre Meknès , Salé et Sebta.

La conquête du Maroc s'achèvera finalement en mars par la prise de Marrakech , capitale du désormais déchu empire almoravide et dont le dernier roi Ishaq Ben Ali sera ce jour-là impitoyablement tué. De manière assez inédite, les premiers efforts militaires d' Abd El Moumen désormais intronisé comme calife de l'Occident musulman pour marquer son indépendance religieuse par rapport aux Abbassides d'Orient se tournent vers l'est du Maghreb , sous le double péril des Normands de Sicile menés par Roger II qui ont pris le contrôle de Djerba et Mahdia et menacent la prospère Bejaïa et des tribus bédouines Banu Hilal envoyées depuis la Haute-Égypte par les souverains fatimides du Caire, furieux de voir Zirides et Hammadides échapper à leur contrôle.

Les opérations lancées s'avèrent largement fructueuses puisque les bédouins sont complètement écrasés à Béjaïa puis Sétif en En , une puissante armée terrestre est levée depuis Salé , secondée par une flotte de soixante-dix navires, obligeant les Normands à se retrancher sur Sfax et Tripoli. Ainsi l'Empire almohade s'étendait-il à la fin des années des rivages de l' océan Atlantique jusqu'au Golfe de Syrte , englobant toute l'Afrique musulmane à l'ouest de l'Égypte.

En Andalousie la fin de la période almoravide a permis la résurgence des reinos de taifas et un regain de vigueur des Chrétiens. En les Castillans s'emparent temporairement de Cordoue. À l'ouest, Lisbonne et Santarem sont prises par les Portugais. Almeria est également prise par les Aragonais pour une décennie entière. Dos au mur, les taifas se voient obligés de faire de nouvel appel aux maîtres du Maghreb. Ainsi, avant même la prise de Marrakech par les Almohades , Jerez et Cadix s'offrent à ces derniers.

Dans le sillage de la prise de Marrakech , des corps expéditionnaires permettent la conquête de tout le sud de la péninsule Grenade , Séville , Cordoue En , Almeria est reprise. Abd El Moumen décèdera finalement en à Salé.

Sous son impulsion fleurissent des arts autrement plus épanouis que sous la dynastie précédente. Les intellectuels du califat almohade mettent à l'honneur la philosophie antique comme partout ailleurs dans le monde musulman, et plus particulièrement celle d' Aristote dont le rationalisme séduit notamment Averroès. Quant aux Ghuzz, ils sont incorporés dans l'armée almohade pour former des unités d'archers d'élite. Muhammad an-Nasir succède à son père en Dans le même temps, an-Nasir reçoit une étrange proposition d'allégeance de Jean sans Terre , alors en froid avec les souverains chrétiens du continent européen, de faire du lointain royaume d' Angleterre un vassal du califat almohade de Marrakech [ 52 ].

À 16 ans, Yusuf al-Mustansir accède donc au trône. Il en va de même en Andalousie où le gouverneur almohade de Murcie réclame une régence et franchit le détroit pour le faire savoir. À Séville , Al-Mamoun fait sensiblement de même. Les taïfas renaissent de leurs cendres et imposent le malékisme.

Son fils, Abd al-Wahid al-Makhlu lui succède en En , son fils Abd al-Wahid ar-Rachid reprit Marrakech et chassa de Fès les Bani Marin , futurs Mérinides ces derniers faisaient payer à la ville et à sa voisine Taza un tribut depuis , permettant de réunifier le Maroc.

Valence lui emboitera le pas deux ans plus tard, puis ce sera au tour de Séville en En , Marrakech tombe. Un siècle et demi plus tard, la boucle almohade est bouclée et la dynastie à l'origine du puissant califat de l'ouest disparaît définitivement. Le point d'orgue de cette relation est l'ambassade d'Abu Al Harith Abderrahman Ibn Moukid envoyé par Saladin auprès de la Cour califale de Marrakech , qui concrétise l'alliance entre Almohades et Ayyoubides.

Cette mission débouche sur la participation de la flotte almohade aux opérations maritimes contre les Croisés sur les côtes du Proche-Orient ainsi qu'en mer Rouge. Après la prise de Jérusalem par Saladin en , une partie de la ville sainte est repeuplée de populations provenant de l'Empire almohade [ 53 ] qui fonderont et habiteront un quartier spécifique [ 54 ] , [ 55 ] , dont l'un des vestiges les plus connus est la Porte des Maghrébins [ 56 ].

La tribu en question est une tribu zénète dont les origines sont issues des Wassin [ 57 ]. La première occurrence de la tribu des Beni Merin dans l' historiographie marocaine coïncide avec leur participation en tant que groupe à la bataille d' Alarcos , bataille finalement remportée par le camp almohade.

Dès , ils se faisaient payer tribut par les cités de Fès et Taza. Les Almohades soucieux de restaurer leur autorité sur tout leur territoire lancent de nombreuses contre-offensives, le plus souvent vaines. Son fils Uthman ben Abd al-Haqq lui succède. Dès , toutes les tribus entre le Bou Regreg et la Moulouya ont fait allégeance aux Mérinides. En , Uthman ben Abd al-Haqq décède, assassiné par son esclave chrétien. Il décède en , tué par des milices chrétiennes au service des Almohades.

Au milieu de la décennie , les troupes almohades sont mises en déroutes à Guercif. Le début de son règne est marqué par une lutte avec son neveu qui réclamait la succession. Ce dernier parvient à prendre Salé. Une première tentative en ce sens se solda par un échec en Yghomracen , célèbre souverain abdalwadide fut défait en Après la pacification totale du territoire et la prise de Sijilmassa aux Abdalwadides , le sultan franchit le détroit et tente de reconstituer la grande Andalousie musulmane des Almohades.

Il est inhumé à Chella. Il rendit Cadix aux Nasrides de Grenade en guise de bonne volonté mais 6 ans plus tard, en , ces derniers, alliés aux Castillans dont ils sont les vassaux, entreprennent de bouter définitivement les Mérinides de la Péninsule Ibérique. Après quatre mois de siège, Tarifa est prise par les Castillans.

En donc, Abu al-Hasan ben Uthman surnommé le Sultan noir succède à son père, quelques mois seulement après avoir obtenu son pardon. Tlemcen tombe enfin en Abu al-Hasan ben Uthman est auréolé de gloire. La bataille de Tarifa , le 30 octobre se solde par une lourde défaite qui signera la fin définitive des ambitions marocaines en terre espagnole. À Tlemcen , Abu Inan Faris est alors intronisé. Ce dernier tentera un vain retour via Alger puis Sijilmassa.

Il est finalement défait et tué par les armées de son fils sur les rives de Oum Errabiaa. Chaque vizir tente de porter sur le trône le prétendant le plus faible et manipulable. Les richesses patiemment accumulées par les souverains précédents sont pillées.

Un premier prétendant venu de Castille parvient à se soustraire pour un temps à ce diktat des vizirs. Il parvient à asseoir son autorité en pays Hintata, puis dans le Souss et à Sijilmassa. Le royaume est à nouveau scindé en deux, les zaouïas prenant le pouvoir à Marrakech. La peste noire provoque de graves ravages. Durant les deux périodes de déclin, la pratique de la piraterie se développe, tant dans le Nord, dans les environs de Tanger et Ceuta , que sur la côte atlantique à Anfa notamment, qui sera d'ailleurs détruite en représailles par les Portugais en En , alors que le Maroc est en proie à une anarchie des plus totales, le roi Henri III de Castille arme une expédition navale destinée à annihiler la pratique de la course depuis Tétouan.

En fait, la ville est non seulement mise à sac mais également totalement vidée de sa population la moitié est déportée en Castille. La dynastie mérinide connait un tragique déclin [ 60 ]. Prince taciturne, il se tourne à nouveau vers Tlemcen. Les documents concernant cette période sont très flous et se contredisent.

Cette accession au trône appela bien sûr une régence. Mohammed ibn Ali al-Idrissi al-Amrani al-Joutey arabe: Il ne réussit cependant pas à imposer son autorité bien au-delà de Fès et de sa région. Le règne de Mohammed ibn Ali dure jusqu'en , date à laquelle il est renversé par Mohammed ach-Chaykh , qui fonde la dynastie des Wattassides [ 61 ].

Cette tribu, qui serait initialement originaire de l'actuelle Libye , était établie dans le Rif , au bord de la Méditerranée. De leur forteresse de Tazouta, entre Melilla et la Moulouya, les Beni Wattas ont peu à peu étendu leur puissance aux dépens de la famille régnante mérinide voir l'article détaillé sur les Wattassides. Ces deux familles étant apparentées, les Mérinides ont recruté de nombreux vizirs chez les Wattassides.

Les vizirs wattassides s'imposent peu à peu au pouvoir. Le dernier sultan mérinide est détrôné en Il s'ensuit une période de confusion qui dure jusqu'en Le Maroc se trouve coupé en deux, avec à Marrakech les émirs Hintata auxquels succède la dynastie arabe émergente des Saadiens , et à Fès le sultanat wattasside déclinant. Plus au nord, à Tétouan et à Chaouen , apparaît une principauté à dominante andalouse peuplée par les réfugiés du royaume de Grenade conquis par les Espagnols catholiques en et dirigée par une femme nommée Sayyida al-Hurra [ 62 ].

Sayyida al-Hurra ou Sitt al-Hurra mène une lutte implacable contre les Portugais qui occupent Ceuta depuis , et contracte une alliance matrimoniale avec les Wattassides en épousant le sultan Abu al-Abbas Ahmad ben Muhammad. Sur le plan stratégique elle joint ses forces à celles de l'amiral turc Arudj Barberousse qui lutte contre les Espagnols en Méditerranée occidentale.

En , les sultans wattassides ont perdu tous leurs territoires d'importance et ne contrôlent plus la rive marocaine du détroit de Gibraltar. Les Portugais prennent possession de Tanger en puis cèdent la ville à l'Angleterre en comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre.

Durant la domination portugaise , avec un intermède espagnol entre et , Tanger constitue la capitale de l'Algarve d'Afrique, car il existe alors deux Algarves, celle d'Europe et celle d'Afrique, toutes deux considérées comme territoires relevant personnellement de la dynastie d'Aviz puis de la dynastie de Bragance le roi du Portugal porte aussi le titre de roi des Algarves.

Durant la domination anglaise, Tanger est une place forte stratégique, dotée d'un statut spécial et élisant des représentants à la Chambre des communes à Londres , mais l'entretien d'une garnison importante se relève trop coûteux aux yeux de l'opinion anglaise [ 63 ].

Cela pousse Charles II à faire évacuer la place, qui est prise par les troupes marocaines du sultan Moulay Ismail en Sous les règnes successifs d' Alphonse V , Jean II et Manuel I er période marquant l'apogée de l'expansion portugaise l'Algarve africaine englobe presque tout le littoral atlantique marocain, à l'exception de Rabat et de Salé.

Ces possessions forment des fronteiras , équivalent portugais des presidios espagnols, et sont utilisées comme escales sur les routes maritimes du Brésil et de l' Inde portugaise. Néanmoins la plus grande partie du Maroc portugais est reconquise par les Saadiens en La dernière fronteira de la Couronne lusitane est Mazagan, récupérée par les Marocains en Les Espagnols pour leur part s'attribuent la côte méditerranéenne avec les présides de Melilla et le rocher de Vélez de la Gomera, ainsi que la région de Tarfaya faisant face aux îles Canaries.

Ils prennent également le contrôle de Ceuta à l'issue de la débâcle portugaise à la Bataille des Trois Rois qui se solde par l' Union ibérique Les Wattassides affaiblis donnent finalement le pouvoir à une dynastie se réclamant d'une origine arabe chérifienne les Saadiens en En , sept siècles après la conquête musulmane de la péninsule Ibérique , le dernier royaume musulman en Espagne, Grenade , est reconquis par les rois catholiques.

Par ailleurs les ultimes descendants de la dynastie nasride menés par Boabdil se réfugièrent à Fès après la chute du dernier royaume musulman andalou de Grenade.

L'exode de ce peuple, que le pays devra intégrer dans ses tissus sociaux et économiques, va marquer un nouveau tournant dans la culture, la philosophie, les arts et la politique. L'immigration andalouse sera plus délicate dans certaines villes marocaines. Les Moriscos installés à Rabat dite Salé-le-Neuf et Salé aussi dite Salé-le-Vieil formèrent une république corsaire inspirée des Régences barbaresques d'Alger et de Tunis, vivant de courses commerciales fructueuses qui les emmenèrent à négocier avec de nombreux États Espagne, Portugal, France, Angleterre, Hollande.

Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides [ 65 ] , constituent une dynastie arabe chérifienne originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en avec le sultan Muhammad al-Mahdi al-Qaim bi-Amr Allah et choisit Marrakech pour capitale définitive après Taroudant.

À partir de elle contrôle entièrement le Maroc, alors que le Maghreb central et oriental est sous la domination des Ottomans. Mohammed ech-Cheikh est un adversaire résolu du sultan-calife ottoman Soliman le Magnifique.

Cependant en les troupes turques de Salah Raïs bousculent le dispositif saadien établi autour de Tlemcen, et poussent l'offensive jusqu'à Fès avec l'intention d'occuper la moitié nord du Maroc et de l'incorporer à l'Empire ottoman [ 66 ]. Alors que l'armée commandée par le pacha d'Alger s'apprête à pénétrer dans la vallée du Sebou , une sortie des forces espagnoles du comte d'Alcaudete, gouverneur d'Oran, oblige les Ottomans à évacuer précipitamment leur éphémère conquête marocaine et à revenir défendre l'Ouest algérien menacé par les Espagnols.

Ce retrait turc est profitable aux Saadiens qui récupèrent ainsi Fès et les marches orientales du nord-est marocain. Charles Quint a également évité de voir les Ottomans atteindre la rive sud du détroit de Gibraltar et devenir ainsi des voisins directs de l'Espagne [ 67 ]. L'alliance stratégique hispano-saadienne a montré ainsi son efficacité. Marrakech retrouve une partie de sa gloire de l'époque almohade.

Les sultans font bâtir des médersas la célèbre medersa Ben Youssef , des mosquées, réaménagent les jardins comme celui de la Ménara , mais c'est surtout le fabuleux palais El Badi , réalisé en matériaux précieux, qui contribue au rayonnement de la capitale saadienne et à la réputation fastueuse de la dynastie. L'attrait culturel pour le Maroc s'exprime jusqu'en Europe avec les écrits d' Agrippa d'Aubigné et ceux de Montaigne [ 73 ] , mais aussi avec William Shakespeare et son Othello.

Ahmed al-Mansur, qui maîtrise parfaitement l' italien appris au cours de son exil de jeunesse à Alger , entretient une correspondance avec Élisabeth Ire d'Angleterre , Henri III et Henri IV , et se montre fort intéressé par les avancées techniques de la Renaissance occidentale , ainsi que par la découverte du Nouveau Monde il proposera même aux Anglais une offensive conjointe anglo-marocaine contre les colonies espagnoles d'Amérique [ 74 ].

Le prestige des Saadiens auprès des chancelleries européennes remonte à la Bataille des Trois Rois à Ksar El Kébir le 4 août , au cours de laquelle l'armée du sultan Abdelmalik met en déroute la croisade du roi Sébastien I er du Portugal , marquant ainsi la fin définitive de l'hégémonie portugaise sur la façade atlantique du Maghreb.

La dynastie s'achève avec le règne du dernier sultan El Abbas tué en dans une lutte de pouvoir au sein de son propre entourage lors d'un assaut des membres de sa famille maternelle, sa mère étant issue de la tribu des Chbannat et donc d'une ascendance non saadienne.

Mohamed Nefs Zakya fut proclamé Mahdi en et tué au combat en Théologien éminent, il a laissé la réputation d'un saint homme et vécut sous le règne du calife Al-Mansour. Après sa mort prématurée en , son successeur Moulay Mohammed I er décide de reprendre les rênes et continue ce que son père avait commencé. Organisateur méticuleux et fin stratège, il va prendre graduellement le pouvoir aux Saadiens en plein déclin depuis la mort d'al-Mansur en Les rivaux potentiels, comme la puissante zaouïa de Dila dans le Tadla , et le royaume soufi du Tazeroualt dirigé par les Semlalides, États locaux à base théocratique et tribale, sont vaincus et soumis.

Moulay Rachid devient sultan du Maroc en et écrase les révoltes qui sévissent encore à Marrakech. Une chute de cheval qui lui est fatale projette son successeur, Moulay Ismail , à la tête du sultanat en Ce qui permettra enfin à l'Empire chérifien d'accéder à la puissance, à la sécurité et à la crédibilité auprès de ses partenaires et de ses adversaires étrangers.

Moulay Ismaïl forme une grande armée composée essentiellement d'esclaves-soldats noirs originaires d' Afrique de l'Ouest , les Abid al-Bukhari ou Bouakhers , équivalent marocain des janissaires et des mamelouks de l' Empire ottoman et de soldats issus de tribus militaires arabes tribus guich comme les Oudayas. Grâce à cette force dont l'effectif atteint hommes [ 75 ] Ismaïl mène une guerre continuelle contre les tribus rebelles du Moyen et du Haut-Atlas qu'il finit par soumettre mais aussi contre les ennemis extérieurs: Le sultan étend l'autorité chérifienne sur la Mauritanie jusqu'au fleuve Sénégal grâce au concours des émirs maures et hassanis de l' Adrar , du Trarza , du Tagant et du Brakna , réaffirmant la souveraineté du makhzen sur le pays de Bilad Chenguitt.

À l'est, les oasis du Touat reconnaissent l'autorité du pouvoir central de Meknès. Durant les années , Ismaïl livre également des campagnes militaires contre quelques-uns de ses propres fils désireux de se tailler des principautés dans le Souss , à Marrakech et dans l' Oriental. De à le Maroc connaît une grave crise dynastique au cours de laquelle les Bouakhers font et défont les sultans, tandis que les tribus guich se soulèvent et razzient les villes impériales.

Les autres tribus profitent de l'anarchie pour entrer en dissidence siba. De cette période troublée émerge la personnalité du sultan Abdallah II , renversé et rétabli à plusieurs reprises entre et Sa mère la sultane douairière Khnata bent Bakkar , veuve de Moulay Ismail issue de l'une des plus prestigieuses tribus des provinces sahariennes, joue alors un rôle prédominant de régente et tente de préserver les institutions fondamentales de l'Empire chérifien [ 76 ].

Abdallah doit subir les sécessions de ses demi-frères qui fondent des quasi-royaumes dans chacune des provinces qu'ils contrôlent Gharb, Fès, Marrakech, Tafilalt , avec l'appui des différentes factions armées des Bouakhers ou des guich.

Les habitants de Salé et de Rabat renouent avec l'autonomisme corsaire, tandis que dans le Nord les pachas de la famille Rifi établissent une véritable dynastie qui contrôle Tanger et Tétouan.

Les puissantes confédérations tribales berbères naguère soumises au makhzen ismailien, comme les Aït Idrassen et les Guerrouanes , participent à la dissidence politique et s'emparent du trafic caravanier qui relie les centres commerciaux au nord de l'Atlas aux oasis sahariennes et au Soudan marocain. Les gouverneurs de Tombouctou se comportent également en princes indépendants, et font reculer l'autorité marocaine dans la région de la boucle du Niger en traitant séparément avec les Touaregs et les Peuls.

L'ordre est rétabli par Mohammed III - qui restaure l'unité du sultanat et l'autorité du makhzen. La politique de Mohammed III se caractérise par l'ouverture diplomatique et commerciale de l'État marocain qui entend percevoir les taxes douanières afin d'alléger la pression fiscale intérieure [ 77 ].

Des traités sont conclus avec les principales puissances européennes royaume de France , royaume de Grande-Bretagne , royaume d'Espagne , royaume de Naples , république de Venise , royaume de Suède , Autriche , qui entretiennent des consulats et des compagnies de commerce dans les ports marocains fondés par Mohammed III. L'exemple le plus connu des nouvelles places économiques est Mogador Essaouira , entièrement crée et conçue par l'ingénieur français Théodore Cornut pour le compte du souverain chérifien.

Les ports d' Anfa Casablanca et de Fédala Mohammédia sont également aménagés et symbolisent le développement du littoral atlantique, libéré de toute occupation étrangère après la reconquête de Mazagan qui marque la fin définitive du Maroc portugais en Le sultan établit une amitié épistolaire avec George Washington [ 78 ] , ce qui vaut aux États-Unis, en vertu de la "politique de la porte ouverte", de conclure avec le Maroc un traité de paix, d'amitié et de commerce le 16 juillet pour une durée de cinquante ans, renouvelé par le traité de Meknès de [ 79 ].

Le sultan ferme le pays au commerce étranger, notamment européen, et supprime les postes de douane créés par son père. Sur le plan interne ses dahirs d'inspiration ouvertement salafiste provoquent des révoltes tribales et urbaines, liées à sa décision d'interdire les moussems et le soufisme militant des zaouïas très influentes dans certaines régions. Les Berbères du Moyen-Atlas , notamment les Aït Oumalou, se regroupent sous la direction du chef de guerre Boubker Amhaouch et forment une grande coalition tribale à laquelle se joignent même les Rifains et la puissante zaouïa d' Ouezzane [ 80 ].

Durant les années , l'armée makhzen essuie ainsi de lourdes défaites entraînant la chute de Fès et le repli du sultan sur les provinces de l'ouest qui lui sont restées loyales.

Les tribus insurgées et la ville de Fès vont jusqu'à essayer d'imposer les princes Moulay Ibrahim et Moulay Saïd, fils de l'ancien sultan Yazid et neveux de Sulayman sur le trône chérifien, mais finissent par échouer dans leur tentative de changement du pouvoir [ 81 ].

Sur le plan extérieur, le sultan parvient à écarter les velléités de pression exercées par Napoléon Ier et par son frère Joseph Bonaparte intronisé roi d'Espagne à Madrid , proches voisins de l'Empire chérifien depuis l' occupation de la péninsule Ibérique par les troupes françaises en , et affiche une neutralité bienveillante à l'égard des Britanniques qui occupent les présides espagnols du Maroc depuis Sulayman noue des relations diplomatiques avec Saoud ben Abdelaziz , prince de l' Émirat saoudien du Najd en Arabie , manifestant un intérêt certain pour le salafisme wahhabite en pleine progression [ 82 ].

Ce rapprochement stratégique s'explique par les affinités anti-ottomanes que partagent le souverain alaouite et l'émir saoudien, ainsi que par les sensibilités salafistes du sultan [ 83 ]. Profitant de sa campagne militaire contre les Turcs d'Algérie, Moulay Sulayman parvient à expulser définitivement les troupes ottomanes du bey d'Oran qui occupaient le Maroc oriental et à rétablir ainsi son pouvoir sur le Touat et les autres oasis du Sahara central, en y nommant des caïds représentants du makhzen.

Le sultan finit néanmoins par abdiquer en au profit de son neveu Abd ar-Rahman ibn Hicham , après la lourde défaite infligée à l'armée makhzen par la zaouia Cherradia près de Marrakech [ 84 ]. Moulay Abd ar-Rahman essaie de sortir l'Empire chérifien de son isolement extérieur, mais ses volontés sont contrecarrées par les premières agressions du colonialisme européen moderne.

Le règne de ce sultan correspond en effet à la conquête de l'Algérie par la France , dans laquelle le Maroc se trouve impliqué en apportant son soutien à l'émir Abd el-Kader mais se retrouve défait à la bataille d'Isly campagne militaire française du Maroc de La fin du règne est également assombrie par la guerre hispano-marocaine de , suscitée par des incidents entre la garnison de Ceuta et la tribu des Anjra, et qui s'achève par l'occupation espagnole de Tétouan jusqu'en À la suite de ce conflit catastrophique pour le makhzen, qui doit payer aux Espagnols une indemnité de guerre de plusieurs millions de livres sterling empruntés auprès des banques britanniques, Mohammed IV successeur de Moulay Abd al-Rahman amorce une politique de modernisation de l'Empire chérifien.

L'armée est le premier champ de ces réformes structurelles. Le système des tribus guich est aboli et remplacé par un recrutement au sein de toutes les tribus nouaïbs soumises à l'impôt régulier qui sont tenues de fournir des tabors unités d' askars soldats.

En le sultan envisage de demander la protection politique et militaire des États-Unis du président Ulysses S. Grant sortis de leur guerre de Sécession , afin de se soustraire aux pressions anglo-espagnoles [ 87 ]. Parallèlement à cette modernisation de l'armée, des industries sont créées, comme l'arsenal de Dar al-Makina fondé à Fès par des Italiens [ 88 ] , des progrès techniques sont enregistrés comme l'installation de la première imprimerie arabe du Maroc, également à Fès depuis Mais cette politique entraîne de considérables dépenses qui nécessitent d'importants financements.

Le makhzen, ruiné par les conséquences de la guerre de contre l'Espagne et par les emprunts bancaires contractés auprès des Anglais, se voit donc contraint de lever des taxes supplémentaires non conformes à la Loi islamique , rapidement impopulaires et désapprouvées par les oulémas et l'ensemble des corps sociaux et professionnels. Les tensions liées à cette décision éclatent au lendemain de la mort de Mohammed IV et à l'avènement de son successeur Hassan I er en Elles prennent dans les villes la forme d'émeutes sociales violemment réprimées, dont la révolte des tanneurs de Fès est un exemple illustratif [ 89 ].

Le règne de Hassan I er correspond à la volonté du sultan de concilier les exigences d'une modernisation de l'État aux complexités sociales et politiques du Maroc.

Ce règne s'inscrit de plus dans la perspective des rivalités impérialistes européennes qui deviennent plus pressantes encore à la suite de la Conférence de Madrid de , qui préfigure le futur partage de l'Empire chérifien sur l'échiquier international. À l'instar de la Turquie , de l' Iran ou de la Chine de cette époque, le Maroc devient un homme malade selon l'expression consacrée dans les milieux colonialistes et expansionnistes européens du XIXe siècle [ 90 ].

Par le biais des concessions économiques et du système des emprunts bancaires, chacune des puissances européennes intéressées, notamment la France , l' Espagne , le Royaume-Uni puis l' Allemagne , espère préparer la voie à une conquête totale du pays. L'habileté du makhzen est de savoir tenir à distance les convoitises conjuguées de l'impérialisme européen et de jouer des rivalités entre les puissances. Mais le décès de Hassan I er , survenu au cours d'une expédition dans le Tadla en , laisse le pouvoir au très jeune Abd-al-Aziz , fils d'une favorite circassienne du harem sultanien du nom de Reqiya et originaire d'Istanbul [ 91 ] , qui par ses intrigues et son influence favorise l'ascension du grand vizir Ahmed ben Moussa dit Bahmad [ 92 ].

Une véritable régence est alors exercée jusqu'en par le grand vizir Bahmad ben Moussa, issu de l'ancienne corporation des Abid al-Bukhari du Palais impérial. Le grand-vizir sait continuer intelligemment la politique pragmatique de Hassan I er , mais sa disparition entraîne une aggravation de l'anarchie et des pressions étrangères, de même qu'une rivalité entre Moulay Abdelaziz et son frère Moulay Abdelhafid , khalifa du sultan à Marrakech, rivalité qui finit par générer une guerre de course au pouvoir.

Après la victoire d'Abdelhafid sur Abdelaziz qui est exilé sous la protection des troupes françaises qui occupent Casablanca et sa région depuis , des intellectuels réformateurs influencés par la révolution des Jeunes-Turcs dans l'Empire ottoman et par la Nahda venue d'Égypte et du Levant , et dont les idées sont exprimées par le journal tangérois Lisan Al-Maghrib , tentent de soumettre au nouveau sultan un projet de Constitution chérifienne le 11 octobre [ 93 ].

Cependant la crise profonde des institutions du sultanat et la pression de l'impérialisme européen rendent impossible l'aboutissement du projet constitutionnel. La faiblesse du makhzen permet en outre à un aventurier du nom de Jilali Ben Driss plus connu comme étant le rogui Bou Hmara de se faire passer pour un fils de Hassan I er , de se faire reconnaître comme sultan dans l'ensemble du nord-est du pays et de mettre en déroute l'armée chérifienne pendant quelques années avant d'être finalement capturé et exécuté à Fès en Un autre rebelle, el-Raisuni , établit son fief dans la région des Jebalas et provoque par ses enlèvements de ressortissants américains l'intervention du président des États-Unis Theodore Roosevelt , qui menace le makhzen d'envoyer des navires de l' US Navy débarquer des troupes pour occuper Tanger [ 94 ].

La libération des otages évite une invasion américaine, dans un contexte international tendu marqué par la rivalité entre la France et l'Allemagne au sujet de l'avenir du Maroc. Ces droits sont néanmoins contestés par l' Allemagne de Guillaume II , qui convoite l'Empire chérifien et se heurte aux appétits français: À la suite du traité conclu entre la France et le Maroc le 30 mars , pour l'organisation du Protectorat français dans l'Empire chérifien , le Nord et le Río de Oro sont attribués à l'Espagne, tandis que les régions centrales avec leurs villes principales et la côte atlantique où se situent les grands ports reviennent à la France.

Dans le système de protectorat, le sultan et le makhzen traditionnel sont maintenus, mais le pouvoir appartient en réalité au résident général et au haut-commissaire, qui représentent respectivement la puissance de tutelle française à Rabat et espagnole à Tétouan.

La ville de Tanger constitue une zone internationale gouvernée par une commission où siègent les États-Unis et les pays européens possédant des intérêts dans l'Empire chérifien. Ce système est contesté par le mouvement national marocain à partir des années , et surtout à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, l'ensemble du territoire marocain n'est soumis aux puissances coloniales qu'à l'issue d'une longue guerre de conquête, dite pacification du Maroc , qui s'échelonne de à De à la guerre du Rif menée par Abdelkrim El Khattabi contre l'Espagne et la France connaît un retentissement planétaire.

En , après le débarquement des forces américaines en Afrique du Nord , Casablanca abrite une grande conférence alliée qui décide d'obtenir la reddition inconditionnelle de l' Axe Rome-Berlin-Tokyo et d'ouvrir de nouveaux fronts en Europe occidentale pour soulager l' Union soviétique de la pression militaire nazie voir Conférence de Casablanca. Le Maroc accède officiellement à l'indépendance en , après les sursauts d'une lutte de plus en plus rude entre les autorités coloniales et le mouvement national.

Ce contexte de rapport de force culmine avec la déposition et l'exil du sultan Mohammed Ben Youssef par la résidence générale française en , avant son retour qui met fin au cycle de violences et prépare l'indépendance du pays à travers les accords d' Aix-les-Bains en [ 97 ]. Le Maroc accède à son indépendance le 2 mars et se trouve confronté dès lors à de nombreux enjeux d'ordre politiques, économiques et sociaux parachèvement de l'intégrité territoriale, et stabilisation de la situation intérieure.

En , le décès de Mohammed V , qui a été le dernier sultan de l'Empire chérifien et le premier roi du Maroc moderne le titre de roi remplace celui de sultan en , laisse le trône à son fils Hassan II qui doit relever dès lors un ensemble de défis, consolider son pouvoir et assurer la place du Maroc dans le contexte mondial de la guerre froide et de la décolonisation. En , lors de la Guerre des sables , le Maroc et l'Algérie nouvellement indépendante s'opposent pour le contrôle des régions des confins situées entre Figuig et Tindouf.

Au fil du temps, le royaume retrouve sa stabilité politique. Un gouvernement d'alternance, dominé par la Koutla et mené par Abderrahman el-Youssoufi de l' USFP , est formé à la suite des élections législatives de Douze années après le début du règne, le Maroc est touché en par les remous du Printemps arabe et connaît une série de manifestations populaires. Le roi fait alors approuver une nouvelle Constitution par référendum.

Les élections législatives qui s'ensuivent sont remportés par les islamistes modérés du PJD , qui forment un gouvernement de coalition avec d'autres partis politiques, mené par Abdel-Ilah Benkiran. Le PJD remporte à nouveau les élections législatives marocaines de En le Maroc opère un virage stratégique en direction de la Russie [ 98 ] et de la Chine [ 99 ].

En outre le royaume entreprend d'intégrer l' Union africaine pour [ ] , ainsi que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest [ ].

Le Maroc est un pays avec une très grande diversité de paysages: Montagnes, désert, plaines, plateaux, oasis, Le Maroc fait partie des pays avec le plus long littoral atlantique.

De plus, Sa situation offre une grande diversité de paysages. Sa longue côte atlantique se termine au-delà du détroit de Gibraltar sur la Méditerranée. Au sud du Maroc se trouve le territoire contesté du Sahara occidental , revendiqué et contrôlé en grande partie par le Maroc. La capitale administrative est Rabat. Le Maroc est un pays méditerranéen par excellence, le botaniste français Louis Emberger en parle dans la citation suivante: Le Maroc, est, à lui seul, une synthèse méditerranéenne.

Les montagnes occupent plus des deux tiers du territoire marocain et atteignent des hauteurs non négligeables. Le Maroc renferme quatre principales chaînes de montagnes: D'abord au nord du pays, les montagnes ou djebel du Rif bordent la Méditerranée. Le Rif propose des surfaces variées selon les altitudes de ses régions. De fait, dans l'ouest, nous retrouvons surtout une végétation de type épineuse des sapins , des pins et des cèdres.

Alors que dans l'Est, il y pousse des steppes arides et des maquis et encore plus à l'est, on y retrouve le chanvre , qui n'est cependant pas récolté [réf.

Plus loin des rivages méditerranéens et plus à l'intérieur du pays, il est possible de remarquer trois autres immenses chaînes: Les deux chaines sont séparées par la fameuse trouée de Taza. Le Moyen Atlas se compose de deux parties aux paysages très différents. Ces sommets connaissent des chutes de neige importantes.

Vers l'ouest, la chaine s'adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant place à quelques petits plateaux. La chaine du Moyen Atlas est bordée au sud par le Haut Atlas. Dans la plaine du Gharb , on trouve des champs de betteraves sucrières, de riz, de cannes à sucre et de tabac. Cette plaine se distingue des autres par la présence de la forêt de Maâmora où on fait l'exploitation de chênes-lièges et d'eucalyptus.

Rabat - Casa - El Jadida. Tanger - Meknès - Fès - Oujda. Pour vous faciliter la consultation des prix de votre voyage, nous mettons à votre disposition un tableau qui reprend les prix entre les principales gares du réseau. En 1ère ou 2ème classe, en trains navettes rapides TNR ou trains Grandes Lignes, les prix sont à portée de main en cliquant sur le lien ci-dessous. Si vous voyagez fréquemment entre deux gares du réseau, l'abonnement au train est la solution qui vous offre souplesse et économie.

Plus longue est la durée de votre abonnement, moins cher il vous coûtera. Téléchargez les prix de votre abonnement par un simple clic sur le lien ci-dessous. Articles récents 26 January Près de 18 milliards de DH d'investissement dans la région en 8 June L'Homo Sapiens est né au Maroc il y a ans 20 November Le cyber parc Ârsat Moulay Abdeslam fait peau neuve 16 August Clôture en apothéose avec le groupe Boudar.

Télécharger ce document Prix des cartes d'abonnement Si vous voyagez fréquemment entre deux gares du réseau, l'abonnement au train est la solution qui vous offre souplesse et économie. Quelque projets d'investissement ont été approuvés dans la région de Souss-Massa, durant Dakhla, Un bateau de pêche avec à bord 13 marins-pêcheurs porté disparu 15 August Mohammedia, Un patrimoine en déperdition 20 October Salé, Rencontre des enfants du monde pour la paix 9 August

Météo du jour

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.